jeudi 14 août 2008

La rentrée scolaire


En cette journée pluvieuse d’août, alors que je magasinais dans un magasin à grande surface, je me suis mise à penser…

Je pensais à la rentrée scolaire. Cette période n’est, en aucun cas, reliée à un mauvais souvenir pour moi. Lorsque j’y repense, je revois encore les caissières des magasins me demander : « As-tu hâte que l’école recommence? ». Je ne pouvais même pas m’imaginer que quelqu’un n’ait pas hâte de retourner à l’école. J’avais hâte de mettre mes nouveaux vêtements, j’avais hâte de retrouver mes amis. J’avais aussi hâte de rencontrer mon nouveau professeur et de pouvoir revoir mes émissions quotidiennes à la télévision. J’aimais plus que tout ma première journée d’école : au souper, les discussions étaient interminables. Encore aujourd’hui, je peux dire que j’ai hâte de retourner à l’université, de faire mon stage 3, de revoir mes amis, de regarder mes feuilletons favoris… plus cela change… plus c’est pareil.


Par contre, je me rends compte aujourd’hui, avec mes stages antérieurs et avec la suppléance, que ce n’est pas tous les élèves qui doivent avoir hâte que l’école recommence. Pour eux, qui dit école dit : ennuis, punitions, retenues, regards réprobateurs, soucis, disputes avec papa et maman.

Au fond, notre mission n’est pas seulement de faire aimer l’école aux enfants, mais c’est aussi de leur donner envie d’y retourner, une fois l’été achevé.

dimanche 10 août 2008

Le stage à la maternelle et ma suppléance


Cela m’a pris beaucoup de temps pour faire un bilan de mon deuxième stage. En effet, j’ai pris beaucoup de temps pour réfléchir. Ce stage n’a pas seulement confirmé ma raison d’être en enseignement, il a aussi fait naître en moi le désir de mettre ma touche personnelle et de changer les choses. Lorsque nous sommes confrontés à différentes situations, bonnes ou mauvaises, nous réalisons l’importance que nous pouvons avoir dans la vie de ces enfants. En maternelle, ce lien est très fort, car ils ne sont pas tous autonomes. J’ai adoré ce stage où toute ma créativité, toutes mes couleurs et toute ma passion sont entrées en ligne de compte. En plus, avec Jacynthe, ma maître associée, nous avons tissé un lien serré. Avec son expérience et son franc-parler, elle m’a fait voir d’autres côtés du préscolaire. Elle m’a prise pour une collègue. N’importe quand, je retournerais dans sa classe pour obtenir cette liberté qu’elle m’a offerte (des fois trop (!)). En fait, c’est grâce à elle si j’ai accepté un remplacement à long terme, c’est grâce à sa confiance en moi que j’ai pu relever le défi.

C’est, en effet, lors d’une rencontre entre Jacynthe et moi, à la fin de mon stage, que la direction est venue me demander si je me sentais d’attaque pour un remplacement à long terme en 3e année. Je me suis mise à bafouiller. Jacynthe m’a regardée et elle a dit que j’étais sûrement prête. J’ai accepté. J’ai été rencontrer cette enseignante de 3e année qui acceptait de laisser sa classe à une étudiante de deuxième année d’université. Ce remplacement a été un baume sur mon cœur. Jamais je n’aurais pensé que cela aurait demandé autant d’efforts, mais maintenant, lorsque j’entends bulletin en pourcentage, rencontre de parents, plans d’intervention, ritalin, sorties extérieures, alarme de feu, trouble envahissant du développement, je sais réellement de quoi il s’agit. Ces concepts, avant, n’étaient pas aussi précis. Il faut dire que chaque personne est différente et que je ne dis pas que les autres ne savent pas de quoi il s’agit, bien au contraire. Certains auront vécu ces situations en remplacement ou en stage.

Une chose est certaine : avec ces élèves de troisième année, j’ai pu me laisser aller. J’ai dansé, j’ai chanté, je leur ai fait la lecture, j’ai entamé des petits projets et des recherches, j’ai participé à une porte ouverte de l’école. J’ai aussi établi des liens très forts avec les enseignants de mon cycle et je leur en suis très reconnaissante.

Je finirai ce billet en disant que je m’ennuie d’eux et qu’une belle récompense pour moi a été le courriel d’un de ces élèves-là, la semaine dernière, il s’ennuyait…

dimanche 6 avril 2008

La force de l'équipe!

Au cours de mon deuxième stage, j’ai remarqué que les travaux d’équipe se faisaient plutôt rares dans la classe. Après avoir questionné mon enseignante associée, elle m’a répondu que c’est à cette période de l’année qu’elle inculque, habituellement, les notions de coopération dans sa classe. Or, c’est dans cette optique que j’ai commencé mon stage et que j’ai fait quelques changements.
En effet, depuis maintenant une semaine, les enfants font plusieurs travaux en coopération et ils doivent sans cesse se conformer à cette nouvelle façon de faire. Ainsi, j’ai apposé sur les tables de la classe des cercles de couleurs différentes. À chaque fois que les enfants ont à réaliser une tâche, assis à leur table, ils se retrouvent en équipe. Les équipes qui respectent les consignes se voient attribuer des points et l’équipe gagnante obtient un privilège (choisir son atelier en premier, avoir un collant, etc.) Cela n’a l’air de rien, mais ils s’autodisciplinent dans les consignes à respecter et je perds moins mon énergie. De plus, pour les cas plus problématiques, ils se voient contraints à respecter les consignes pour ne pas faire perdre de points à leur équipe.
Ensuite, lors de certains travaux, je les place en dyade ou en petites équipes. L’effet est plutôt bénéfique et c’est plaisant de constater que, vraiment, ils ont une réelle force en équipe, qu’ils n’ont pas nécessairement individuellement. J’adore cette façon de faire et je crois que cela amène un vent de changement dans ma classe de stage. Espérons que l’effet durera et que les enfants seront des champions de la coopération !
Pour d'autres idées de coopération au préscolaire, le livre de référence Coopérer à 5 ans, par Johanne Potvin et coll. par les éditions Chenilière/Didactique, est réellement excellent et enrichissant.

vendredi 4 avril 2008

Une petite phrase qui fait sourire

Moi: Alors, qui est-ce qui te garde? As-tu un grand frère ou une grande soeur?

Lau: C'est mon frère, mais il est pas grand.

Moi: Il est plus petit que toi?

Lau: Non, il est moyen!

mardi 1 avril 2008

Arc-en-ciel


Lors de mon stage au préscolaire, j'ai fait une belle trouvaille. En effet, au cours de ma thématique sur les poissons, j'ai découvert Arc-en-ciel, le plus beau poisson de l'océan, celui qui a des écailles argentées.

Cet album, écrit et illustré par Marcus Pfister, est réellement riche en contenu! Il interpelle beaucoup les enfants sur les valeurs telles que l'entraide et la générosité: deux très importantes au préscolaire. Ainsi, au cours de ses multiples aventures, Arc-en-ciel est confronté à des situations qui lui sont très problématiques. Dans le premier livre, il ne veut pas donner ses écailles argentées. Alors, il se retrouve seul, sans amis. De là, l'importance du partage pour faire partie d'un groupe, d'avoir un sentiment d'appartenance: chacun doit mettre du sien. Dans ses trois autres aventures, Arc-en-ciel est toujours confronté à des situations qui le font douter, qui le questionnent et qui l'incitent a s'unir aux siens.

Bref, Arc-en-ciel a eu un véritable succès dans ma classe de stage. De belles discussions ont suivi ces lectures. Puis, mon enseignante associée avait quelques jeux dérivés de ces albums: un jeu de mémoire et un jeu de cartes sur les familles, pour le plus grand bonheur des enfants!

En plus, lors de mes activités éducatives, j'ai grandement intégré Arc-en-ciel a titre de référent pour les enfants. Sur une feuille concernant les parties des poissons, j'avais dessiné un gros Arc-en-ciel sur un gros carton. Lors d'une autre activité en émergence des mathématiques, Arc-en-ciel devait différencier ses amis poissons.

Finalement, Arc-en-ciel est un album qui s'intègre facilement dans une classe préscolaire et même du premier cycle. Les illustrations sont merveilleuses et les enfants en redemanderont!

Bonne lecture!


Éditions Nord-Sud

dimanche 16 mars 2008

La musique...!



Lors de mon 2e stage, au préscolaire, je me suis rendu compte que la musique fera certainement partie de la réalité de ma classe, à la fin de mes études. En effet, que ce soit lors des détentes ou des travaux personnels, je crois que la musique a un effet bénéfique sur les élèves et sur les enfants de notre quotidien. En plus, il est primordial de varier : de la musique douce avec une mélodie, de la musique avec des paroles, de la musique avec des bruits de la nature et de la musique du monde. Aussi, il est important d’alterner les genres musicaux : classique, contemporain, populaire, comptine, etc. Ainsi, cela permet à nos élèves de développer leur rythme et d’ouvrir leur esprit sur la diversité de la musique présente sur tous les continents.

Ensuite, lors de mon cours de maternelle (DID2100), avec Annie Charron, nous avons eu une conférence hors du commun avec Jonathan Bolduc. Ce dernier nous a fait découvrir plusieurs disques et plusieurs façons d’utiliser les instruments de musique en classe préscolaire. Je crois que plusieurs éléments peuvent être adaptés au niveau primaire. En effet, j’ai eu un gros coup de cœur pour les disques de la collection de la Montagne secrète. Ces chansons pour enfants ont été composées par Gilles Vigneault et interpréter par une grande brochette d’artistes québécois, dont Ariane Moffat et Pierre Lapointe. Les disques que j’ai écoutés et qui m’ont charmée sont : Un dimanche à Kyoto et Un trésor dans mon jardin. Je voulais vous les partager. Vous pourriez même aller écouter des extraits sur le site du magasin Archambault. Ils valent réellement la peine d’être entendu.

Finalement, je trouve que l’écoute d’une mélodie a un effet apaisant et tranquillisant, autant sur nous que sur nos élèves ou sur nos enfants. Bref, la musique est un moyen de combler les silences parfois très lourds pour les enfants : cela les divertit et les apaise. L’effet positif est donc démontré en ce sens.

Alors les musiciens, sortez vos disques et chantonnez!




jeudi 8 novembre 2007

Sur les bancs d'école..!

Autant de personnalités enfantines, autant de comportements d'écoliers. Il y a ceux qui scrutent le tableau avec intérêt, ceux qui s'appliquent et ceux qui rêvent, ceux qui se laissent distraire, ceux qui soufflent la réponse à leur camarade en difficulté et ceux qui ne savent pas résister à la tentation de bavarder ou de faire passer des petits mots... Pour les enfants d'aujourd'hui, surtout lorsqu'ils sont fils ou filles uniques, aller à l'école est souvent la première occasion d'avoir des relations sociales avec leurs semblables. La classe est l'espace où ils vont pouvoir peindre, chanter, apprendre les chiffres et les lettres... En donnant libre cours à l'échange, au dialogue, à la créativité, on stimule chez l'enfant le désir d'apprendre. Lorsqu'ils ne sont pas bloqués par le caractère répétitif de l'enseignement, et surtout par la peur d'être jugés, les enfants sont animés par une formidable curiosité et sont capables d'imaginer des solutions étonnantes à tous les problèmes, en inventant au besoin des stratégies nouvelles et originales. Ils apprennent aussi que, dès le début de leur scolarité, les erreurs sont indispensables pour progresser et grandir. Toutefois, il n'en reste pas moins que, pour tous les enfants du monde, le meilleur moment de la journée est celui où la cloche sonne joyeusement pour annoncer la récréation tant attendue!

Du livre: Enfants, de l'édition Gründ

vendredi 5 octobre 2007

Mot d'enfants

" Regarde la grosse étoile d'araignée!"

Voila des paroles qui font sourire et qui font les petites joies d'une journée...


je vous en écrirai quelques unes tout au long de mon dossier professionnel...


Surprenez-vous

à sourire... :0)

mercredi 3 octobre 2007

Les tits-cactus!

Lors de mon Stage I, j'ai eu la chance d'avoir une superviseure en OR: Mariette Gervais. Cette superviseure nous a réellement donné le goût d'apprivoiser les enfants en difficulté d'apprentissage, les T.C. Pour elle, ce ne sont pas des Troubles de Comportement, mais plutôt, des Tits-Cactus. Ces enfants qui sortent leurs épines pour ne pas avoir mal. Mariette Gervais nous a littéralement fait comprendre que se sont des enfants "chambardés dans le coeur". Je n'oublierai jamais ses paroles et elles me guideront longtemps encore.
Sur ce document, vous pouvez voir tous les genres d'enfants qui se retrouvent dans une classe. Un vrai groupe hétérogène!
Cliquez sur l'image pour en apprendre davantage... peut-être saurez-vous vous reconnaître?