En cette journée pluvieuse d’août, alors que je magasinais dans un magasin à grande surface, je me suis mise à penser…

Je pensais à la rentrée scolaire. Cette période n’est, en aucun cas, reliée à un mauvais souvenir pour moi. Lorsque j’y repense, je revois encore les caissières des magasins me demander : « As-tu hâte que l’école recommence? ». Je ne pouvais même pas m’imaginer que quelqu’un n’ait pas hâte de retourner à l’école. J’avais hâte de mettre mes nouveaux vêtements, j’avais hâte de retrouver mes amis. J’avais aussi hâte de rencontrer mon nouveau professeur et de pouvoir revoir mes émissions quotidiennes à la télévision. J’aimais plus que tout ma première journée d’école : au souper, les discussions étaient interminables. Encore aujourd’hui, je peux dire que j’ai hâte de retourner à l’université, de faire mon stage 3, de revoir mes amis, de regarder mes feuilletons favoris… plus cela change… plus c’est pareil.
Par contre, je me rends compte aujourd’hui, avec mes stages antérieurs et avec la suppléance, que ce n’est pas tous les élèves qui doivent avoir hâte que l’école recommence. Pour eux, qui dit école dit : ennuis, punitions, retenues, regards réprobateurs, soucis, disputes avec papa et maman.
Au fond, notre mission n’est pas seulement de faire aimer l’école aux enfants, mais c’est aussi de leur donner envie d’y retourner, une fois l’été achevé.





